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Le livre Miroir de la Transparence

18/03/2023

Le livre Miroir de la Transparence

Le livre Miroir de la Transparence


Une œuvre  appartenant à la série
Petit format 30 x 30 
Sur papier Hanemühle 300g/m²
Réalisée à L’acrylique et au café.

 

Le café atténue les teintes
Plus je l’expérimente, plus je découvre de nuances
C’est 
Un voile de douceur déposé à l’infini du regard.

 

Kaffee schwächt die Farbtöne ab.
Je mehr ich mit ihm experimentiere, desto mehr Nuancen entdecke ich.
Es ist 
Ein sanfter Schleier, der auf die Unendlichkeit des Blicks gelegt wird.


Préambule à ma réflexion poétique


Un livre que je vous recommande vivement si vous ne l’avez lu.

 

Extraits du livre  d’Elias Khoury « Les enfants du Ghetto – Je m’appelle Adam »
Actes Sud/Sindbad – L’orient des livres.- traduit de l’arabe ( Liban) par Rania Samara.

 

(Si je racontais cette histoire à Hanna Gerios, il m’interdirait de l’écrire. Je l’imagine debout, les épaules courbées, souriant de ce sourire où l’ironie se mêle à la commisération, me disant que je ne pourrais pas citer cette prétendue lettre écrite par Lehmann si je ne disposais pas d’une copie. Et quand je lui dirais que tous ceux qui étaient restés à Lod connaissaient cette histoire, il me répondrait ; Aucune importance ! Nous avons besoin de documents pour écrire l’Histoire ».
[…]
Grâce à Dieu, Pr Hanna Gerios n’est pas ici et je peux continuer l’histoire telle quelle, sans le document qui n’existe que dans la mémoire.
Les habitants du ghetto soutenaient mordicus que les trois versions étaient vraies et que les différences entre elles n’étaient qu’une illusion d’optique qui n’avait rien à voir avec les maladies ophtalmiques. Car l’être humain possède un troisième œil, celui de la mémoire, il est invisible, délimite ce que nous voyons, puis il en organise les éléments, supprimant ou complétant la chaîne des scènes successives.

[...]

La soif culmine au moment où elle touche les yeux, car, à l’instant où ils sont secs, l’être humain se brise comme une brindille sèche.
[…]

Les symptômes de cette soif les accompagneront longtemps et les vérités se confondront avec les illusions d’optique dans leurs mémoires, aussi, chacun d’eux avait composé sa propre version de la mort de Moufid.

[...]

En ce temps-là nous vivions dans le vertige d’une mémoire présente, d’un présent qui ressemblait à la mémoire et aux catastrophes qui s’accumulaient.

Amoureux sans amour, compagnons sans route, leur liaison n’était qu’un passé sans présent, aussi , ils firent de leur mémoire un lit pour un amour qui n’avait jamais existé.

 

Réflexion poétique

 

Au regard du temps et de l’éternité,
Livre ouvert aux regards nus,
L’Histoire alluvionne nos histoires,
Sédimente nos pensées.

 

Le fleuve de nos mémoires
Affouille rus et ruisseaux 
Polit ses scories, assainit ses cloaques
Façonne une nouvelle mémoire.

 

La plume de l’oiseau-brume
Encre dans la transparence de nos livres,
La mémoire de nos souvenirs,
Larmes et illusions d’une réalité.

 

Une mémoire de l’oubli, Une mémoire pour l’oubli
Pincement au cœur Ô Moires ténues
Qui tissaient dans la nuit drue de nos âmes
Les trames effilochées du tissu de notre conscience.


Dans les profondeurs de tes sillons,
Au temple du cœur où les saisons alternent,
S’ouvre alors l’iris au chemin de Nos Vérités.

 

À l’infini du regard, à fleur d’eau
Une parcelle de douceur et de beauté
Naît – renaît
Un lit d’amour.

 

S.GRICH 
Tous droits réservés – 

 

Une chanson bien connue: Edith Piaf

 

https://youtu.be/0IoU7OMkQsE

 

 


Vorwort zu meiner poetischen Reflexion


Ein Buch, das ich Ihnen wärmstens empfehle, falls Sie es noch nicht gelesen haben.

 

Auszüge aus dem Buch von Elias Khoury "Les enfants du Ghetto - Je m'appelle Adam".
Actes Sud/Sindbad - L'orient des livres.- aus dem Arabischen ( Libanon) übersetzt von Rania Samara.

 

 

(Wenn ich diese Geschichte Hanna Gerios erzählen würde, würde er mir verbieten, sie zu schreiben. Ich stelle mir vor, wie sie mit hängenden Schultern dasteht, mit diesem Lächeln, in dem sich Ironie mit Mitleid mischt, und mir sagt, dass ich diesen angeblich von Lehmann geschriebenen Brief nicht zitieren könnte, wenn ich keine Kopie davon hätte. Und als ich ihm sagte, dass alle, die in Lod geblieben waren, diese Geschichte kannten, würde er mir antworten; Keine Rolle! Wir brauchen Dokumente, um Geschichte zu schreiben".
[...]
Gott sei Dank ist Prof. Hanna Gerios nicht hier und ich kann die Geschichte so fortsetzen, wie sie ist, ohne das Dokument, das nur in der Erinnerung existiert.
Die Bewohner des Ghettos behaupteten bissig, dass alle drei Versionen wahr seien und dass die Unterschiede zwischen ihnen nur eine optische Täuschung seien, die nichts mit Augenkrankheiten zu tun habe. Denn der Mensch hat ein drittes Auge, das Auge des Gedächtnisses, es ist unsichtbar, grenzt ein, was wir sehen, und ordnet dann die Elemente an, indem es die Kette der aufeinanderfolgenden Szenen streicht oder ergänzt.

 

[...]

Der Durst erreicht seinen Höhepunkt in dem Moment, in dem er die Augen berührt, denn in dem Moment, in dem sie trocken sind, zerbricht der Mensch wie ein trockener Zweig.
[...]

Die Symptome dieses Durstes würden sie lange begleiten und die Wahrheiten würden sich in ihren Erinnerungen mit den optischen Täuschungen vermischen, daher hatte jeder von ihnen seine eigene Version von Moufids Tod zusammengestellt.

 

[...]

Damals lebten wir im Schwindel einer gegenwärtigen Erinnerung, einer Gegenwart, die der Erinnerung und den sich anhäufenden Katastrophen ähnelte.

Verliebt ohne Liebe, Gefährten ohne Weg, ihre Verbindung war nur eine Vergangenheit ohne Gegenwart, also machten sie aus ihrer Erinnerung ein Bett für eine Liebe, die es nie gegeben hatte.

 


Poetische Reflexion

 

Im Angesicht der Zeit und der Ewigkeit,
Offenes Buch für nackte Blicke,
Die Geschichte schwemmt unsere Geschichten an
Sedimentiert unsere Gedanken. 

 

Der Fluss unserer Erinnerungen
Wühlt Wasserläufe und Wasserbecken auf ,
Poliert seine Schlachtfelder, reinigt seine Kloaken
Gestaltet ein neues Gedächtnis.

 

Die Feder des Vogel-Brume
Tinte in der Transparenz unserer Bücher,
Das Gedächtnis unserer Erinnerungen,
Tränen und Illusionen einer Wirklichkeit.

 

Ein Gedächtnis des Vergessens, Ein Gedächtnis für das Vergessen.
Zwicken im Herzen O zarte Erinnerungen,
Die in der dichten Nacht unserer Seelen weben
Die ausgefransten Fäden des Gewebes unseres Bewusstseins.


In den Tiefen deiner Furchen,
Im Tempel des Herzens, wo die Jahreszeiten sich abwechseln,
Dann öffnet sich die Iris für den Weg unserer Wahrheiten.

 

In der Unendlichkeit des Blicks, auf der Augenhöhe des Wassers
Ein Stückchen Süße und Schönheit
Wird geboren und wiedergeboren.
Ein Bett der Liebe.

 

S.GRICH 
Alle Rechte vorbehalten - -

 

 

 

 

 

Blog
La paix au centre des intérêts

11/03/2023

La paix au centre des intérêts

La paix au centre des intérêts

 

 

Huile sur toile en Lin

80 X 80

Février 2023

 

Quel chemin voulons-nous prendre?

 

Welchen Weg wollen wir einschlagen?

 

 

 

Quelques réflexions tirées de quelques lectures

 

 

« Qui augmente sa connaissance augmente son ignorance » 
Friedrich Schlegel

 


"Wer sein Wissen vermehrt, vermehrt seine Unwissenheit". 
Friedrich Schlegel

 


« Tu ne lis que pour découvrir, contrôler ou corriger ce que tu penses. 
Signe ce que tu approuves. »


Citation extraite du livre « Donner à voir » de Paul Éluard

 


"Du liest nur, um herauszufinden, zu kontrollieren oder zu korrigieren, was du denkst. 
Unterschreibe, was du gutheißt".
Zitat aus dem Buch "Donner à voir" von Paul Éluard

 

 

Questions

 

Au bord de la mer, la farouche, la mer nocturne,
Un homme est là, un homme jeune,
Le cœur plein de mélancolie, la tête tourmentée de doute,
Et ses lèvres mornes interrogent les flots :

« Ô, dîtes moi le secret de la vie,
L’archaïque et cruelle énigme,
Qui plongea tant d’esprits déjà dans le guignon,
De têtes à coiffe d’hiéroglyphes,
A turban et barrette noire,
Têtes emperruquées et mille autres
Pauvres têtes d’humains transpirants –
Dîtes-moi, que signifie l’homme ?
D’où est-il venu ? Où va-t-il ?
Qui séjourne là-haut dans les étoiles d’or ?

L’onde murmure son sempiternel murmure,
Le vent souffle, et les nuages s’enfuient,
Les étoiles scintillent, indifférentes et froides,
Un fou attend qu’on lui réponde. 

 

Heinrich Heine poème extrait du livre « Buch der Lieder »


Fragen

 

Am Meer, am wüsten, nächtlichen Meer
Steht ein jüngling-Mann,
Die Brust voll Wehmut, das Haupt voll Zweifel,
Und mit düstern Lippen fragt er die Wogen:

„O löst mir das Rätsel des Lebens,
Das qualvoll uralte Rätsel,
Worüber schon manche Häupter gegrübelt,
Häupter in Turban und schwarzen Barett,
Perückenhäupter und tausend andre
Arme, schwitzende Menschenhäupter –
Sagt mir, was bedeutet der Mensch?
Woher ist er kommen? Wo geht er hin?
Wer wohnt dort oben auf goldenen Sternen?

Es murmeln die Wogen ihr ewiges Gemurmel,
Es wehet der Wind, es fliehen die Wolken,
Es blinken die Sterne, gleichgültig und kalt,
Und ein Narr wartet auf Antwort.

 

Extrait de la Bibliothèque de la Pléiade- Anthologie bilingue de la poésie allemande- édition établie par Jean-Pierre Lefebvre

 

 

« La vie est marginale au sein du monde physique. Il y a un énorme saut de complexité entre l’organisation moléculaire et l’auto-éco-organisation vivante. Au regard complexe, l’ensemble des qualités émergentes constitue la réalité de la vie.
La vie est intelligente, ingénieuse, créatrice, merveilleuse, pleine de sens et, en même temps, incompréhensible, absurde, insensée, horrible. L’organisation des vivants est un chef-d’œuvre de complexité ; mais la vie est pure folie.
On voudrait absolument trouver un sens à la vie, mais, s’il y a un sens, ce n’est pas au sens où nous entendons ce mot sens. Il est tapi au sein de l’insensé.
Le seul sens de la vie est dans sa finalité : vivre pour vivre, finalité dont on ne peut trouver le sens. »

 

Edgar Morin « connaissance, Ignorance, Mystère »  

 

" Das Leben ist innerhalb der physikalischen Welt marginal. Es gibt einen enormen Komplexitätssprung zwischen der molekularen Organisation und der lebenden Selbst-Öko-Organisation. Bei komplexer Betrachtung bildet die Gesamtheit der emergenten Qualitäten die Realität des Lebens.
Das Leben ist intelligent, einfallsreich, kreativ, wunderbar, bedeutungsvoll und gleichzeitig unverständlich, absurd, sinnlos, schrecklich. Die Organisation der Lebenden ist ein Meisterwerk der Komplexität; aber das Leben ist reiner Wahnsinn.
Man möchte unbedingt einen Sinn im Leben finden, aber wenn es einen Sinn gibt, dann nicht in dem Sinne, wie wir das Wort Sinn verstehen. Er lauert im Schoß des Sinnlosen.
Der einzige Sinn des Lebens liegt in seinem Zweck: zu leben, um zu leben, ein Zweck, dessen Sinn man nicht finden kann."

 

Edgar Morin "Wissen, Ignoranz, Mysterium".

 

« Je vis de plus en plus avec la conscience et le sentiment de la présence de l’inconnu dans le connu, de l’énigme dans le banal, du mystère en toute chose et , notamment, des avancées d’une nouvelle ignorance dans chaque avancée de la connaissance »

 

Edgar Morin

 

"Ich lebe mehr und mehr mit dem Bewusstsein und dem Gefühl der Präsenz des Unbekannten im Bekannten, des Rätsels im Banalen, des Mysteriums in allen Dingen und insbesondere mit dem Voranschreiten einer neuen Unwissenheit in jedem Fortschritt des Wissens".


Edgar Morin

 

Une chanson de Louis Chedid

 

 

https://youtu.be/ZwfestED0yc

 

 

Blog
Exposition du 9 mars au 3 mai 2023

08/03/2023

Exposition du 9 mars au 3 mai 2023

Un immense merci à Mme MORRE pour son accueil chaleureux et enthousiaste, un vrai plaisir et intérêt lors de nos échanges, que du bonheur !


 

 


Le vernissage a eu lieu le 15 mars .

 

 

 


Je remercie toutes les personnes que j’ai rencontrées lors de ce vernissage, un moment intense et vraiment très intéressant de partage, de questions, d’intérêts et de compliments pour ces réalisations.


Un livre d’or est à disposition sur place, n’hésitez pas à y laisser quelques lignes !


 

 

Evenement
Le fil des idées - Au fil des idées

23/02/2023

Le fil des idées - Au fil des idées

Le fil des idées - Au fil des idées

 

 

Œuvre réalisée à l'Acrylique, pigments et encres

sur une toile polyester - coton - grain fin

50 X 50

 

 

Une petite poésie

en forme de jeux de mots

réflexion de l'idée au concept

 

 

 

Le fil des Idées
 Au fil des Idées
Germent des concepts
De fil en aiguille fleurissent des mots
Des mots-concepts s’enchaînent
S’agencent en phrases
Se déchaînent à la volée,
Tournicotent, s’entortillent,
Se greffent en nœuds de turlupin,
Cherchent les bonnes cases de
La stratégie adéquate du dévidage.

 

Allocution, argumentaire
Causerie, communication
Discours ou palabres*,
Envie de faire sa pelote
Pour celui qui tient le bon bout.

 

S’évertuer à débusquer le sens dans ce labyrinthe
Revient parfois à chercher une aiguille 
Dans une meule de foin,
Ou à pigouiller* dans la marre aux canards.

 

D’une pelote entremêlée 
S’échappe un fil d’Ariane
Dégoter le chat
Pour l’y insérer est un jeu
Du chat et de la souris.

 

L’idée fera-t-elle mouche ?

Mince, j’ai perdu le fil !
Et vous ?

 

S.GRICH

 

Adagp - Tous droits réservés

 

 

« pigouiller » Acadie piguje du français dial.norm, ang.,patauger
Du latin . vulg. Pikkare : piquer , remuer avec un bâton ou une perche 
Tisonner : pigouiller le feu
Fig et vieilli Taquiner, titiller : arrête de pigouiller ta sœur !

Palabre : Conversation interminable et souvent oiseuse. Des palabres politiques.

 

 

 

 

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Exposition du 1 fevrier au 30 avril 2023

31/01/2023

Exposition du 1 fevrier au 30 avril 2023

Un grand merci à Gilles Mallet qui m’accueille pour la troisième fois et m’offre son espace pour exposer mes toiles.

 

 

 

 

 

Evenement
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